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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 19:31

Extrait du site de l'Office de Tourisme et des Amis d'Anet :

diane_de_poitiers.jpgEn 1565,  Diane qui réside en son château d’ANET depuis la mort de son amant le Roi Henri II songe à son tour à la mort. Elle dicte son testament. C’est Louise sa seconde fille qui héritera du château. Elle commande à l’architecte Claude de FOUCQUE la construction d’une chapelle funéraire, à côté mais en dehors, de sa belle demeure. Elle meurt l’année suivante (Avril 1566), elle a 65 ans. Son sépulcre est à peine commencé, on l’inhume dans l’Eglise paroissiale où elle reposera onze ans.
C’est son petit fils Charles II de Lorraine duc d’Aumale qui fait consacrer la chapelle et procéde à l’inhumation solennelle de sa Grand-mère (1577). Elle reposera en paix en compagnie de deux de ses petites fille jusqu’à la fin de la révolution française.C’est également Charles II de Lorraine qui obtient de Henri III l’érection de la seigneurie en principauté.
Pendant les années révolutionnaires, le Duc de PENTHIEVRE, petit fils de Louis XIV et de Madame de MONTESPAN, n’est pas inquiété en raison de ses immenses bienfaits et du prestige de ses vertus. Décédé en 1793 il est le dernier seigneur d’ANET.
Cinq semaines après le décès de PENTHIEVRE le château est mis sous séquestre et laissé à l’abandon. L’année suivante la Société populaire force les portes de la chapelle funéraire et en prend possession pour y tenir ses séances ainsi que les audiences du Tribunal de Paix et, enfin, loger la garde nationale.
Le 18 juin 1795 deux commissaires de la Sûreté générale de Dreux investissent la chapelle à la tête d’une troupe de sans-culotte. La dépouille embaumée de la dame d’Anet est alors exhumée, parfaitement intacte dans ses habits d’apparat, et avec elle celles de deux de ses petits-enfants morts en bas âge.
A l’air libre, les corps noircissent et se décomposent rapidement. Jetés dans une charrette, ils sont déversés dans une fosse commune aménagée dans le cimetière municipal. Brutalement manipulés les riches atours de Diane partent en poussière, sa chevelure et ses tresses, qui se détachent de son crâne, sont partagées entre les témoins présents. Le cercueil de plomb est fondu pour confectionner des « balles patriotes » ; quant au cénotaphe, il sera vendu à un paysan comme abreuvoir.
Alexandre LENOIR administrateur du Musée des Monuments français qui avait sauvé de nombreux chefs d’œuvre sur tout le territoire pendant la révolution et, notamment, lors d’un précédent séjour à ANET, le retable de l’autel et le sarcophage de marbre noir utilisé à Rouvres, comme auge aux cochons, accompagne l’Empereur Napoléon Ier dans une visite à ANET et à IVRY. Il obtient son accord pour le sauvetage de la porte aux trois ordres du bâtiment central, la fontaine de Diane aux Cerfs, la Nymphe et les Victoires du Portail.
L’exploration archéologique et l’étude ostéo-archéologique.
Le 24 mai 2008, sous la direction du docteur Philippe Charlier, du service de médecine légale à l’Hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches, chercheur associé au CNRS, débutent les fouilles sous le monument funéraire érigé en 1884 par l’Association des Amis d’Anet à l’emplacement de la fosse, à la mémoire de « la bienfaitrice d’Anet ».
Après identification des limites de la cavité de 1795 par rapport aux sépultures antérieures et postérieures voisines, deux squelettes d’enfants sont mis au jour ainsi que, épars, les ossements séniles présumés de Diane de Poitiers. S’ensuit alors, au Pavillon Vésale de l’Hôpital universitaire de Garches, une série de tests : détermination anthropologique du sexe, de l’âge au décès, études paléopathologique, génétique (professeur Ludes, Strasbourg), olfactive, radiologique, toxicologique (docteur Poupon, Paris), superposition des restes crâniens au dernier portrait de Diane réalisé par François Clouet et, enfin, datation au radiocarbone 14C. Ces tests mettent notamment en évidence, d’une part, l’une des deux fractures de la jambe subies par la favorite à l’occasion de chutes de cheval (mais la deuxième jambe est manquante) et, d’autre part, le taux d’or supérieur à 250 fois la normale présent dans le jus de putréfaction en surface des os. Ce constat atteste d’un traitement au long cours à base de sels « d’or potable » qu’elle s’administrait comme élixir de jouvence. Cette analyse sera confirmée par l’examen comparatif
 Diane-de-Poitiers_medium.jpgd’une mèche de cheveux de Diane appartenant à M. de Yturbe. La prise de cette potion d’inspiration alchimique aurait conféré à celle-ci cette grâce surnaturelle et cette blancheur extrême de teint.  Mais en même temps, elle l’empoisonne, lui causant de l’insuffisance rénale, faisant tomber ses dents et rendant cassants ses cheveux.
L’ensemble des éléments fournis par l’étude conduite par le docteur Charlier authentifie ces restes comme étant ceux de la « grande-sénéchale ».
L’idée d’un retour triomphal des restes de Diane de Poitiers.
Fort de ces résultats obtenus par l’équipe de recherche et avec les encouragements de M. Olivier Marleix, Conseiller Général Maire d’Anet, Monsieur Jean de Yturbe, l’actuel propriétaire du château se saisit de cette occasion pour organiser une journée de festivités en l’honneur du retour de la châtelaine d ’Anet en sa demeure.

Les festivités sont pour le samedi 29 Mai 2010 !!! Voir le site dédié ICI

 


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